Des ruches sur mon toit, est-ce légal?

Essentielles pour l’écosystème, les abeilles ont à juste titre été constamment valorisées ces dernières années. Cependant, bien qu’il soit réjouissant que l’apiculture sensibilise un large public, sa pratique est loin d’être anodine et requiert plusieurs démarches.Productrices de miel, les abeilles sont considérées comme des « animaux de rente » aux yeux de la loi, soit des espèces détenues directement ou indirectement en vue de produire des denrées alimentaires ou pour fournir une autre prestation déterminée; dès lors, diverses obligations légales sont à la charge de quiconque souhaite pratiquer l’apiculture.Premièrement, comme toute espèce animale, les abeilles sont sujettes aux maladies. En ce sens, un devoir de diligence et une obligation d’annonce sont assignés à l’apiculteur. Le droit fédéral prévoit en effet que celui-ci est tenu de prendre toutes les précautions pour empêcher la transmission de maladies à d’autres animaux et, en cas de soupçons, d’en avertir sans délai l’inspecteur des ruchers. À Genève plus particulièrement, il convient également de s’annoncer auprès du Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) et d’informer ce dernier de tout déplacement d’abeilles.S’agissant de l’installation de ruches, bien que cela puisse sembler surprenant, il n’existe aucune législation particulière sur le territoire genevois. Toutefois, certaines règles restent primordiales, à savoir notamment de demander l’accord du propriétaire de l’immeuble sur lequel vous souhaitez installer vos ruches et en informer vos voisins.Pour ce qui a trait plus spécifiquement à leur exploitation sur un toit, aucune loi ne régit ce type d’apiculture. Une telle installation est cependant fortement déconseillée par le SCAV en raison des potentiels problèmes de sécurité et de confort pour l’apiculteur découlant des risques météorologiques et logistiques comme de fortes intempéries, le vent ou encore un accès dangereux au toit qui pourraient compliquer l’extraction du miel.Vous l’aurez compris, en vue d’être tout à fait compétente en la matière, il est fortement recommandé de suivre une formation d’apiculteur, quand bien même celle-ci n’est pas obligatoire pour détenir des ruches. Dans l’intervalle, il nous reste à vous souhaiter ainsi qu’à tous les lecteurs de notre journal favori une excellente récolte d’autres douceurs cachées dans les jardins ensoleillés à l’occasion des fêtes de Pâques!

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