Enregistrer sans consentement
Un tel comportement semble difficilement admissible en Suisse car l’article 179bis de notre Code pénal réprime d’une peine pouvant aller jusqu’à trois années de privation de liberté celui qui, sans le consentement de tous les participants, aura écouté à l’aide d’un appareil ou enregistré sur un porteur de son une conversation non publique entre d’autres personnes. Celui qui conserve ou rend accessible un enregistrement qu’il sait ou devrait présumer provenir de l’infraction susmentionnée est également punissable pénalement.Il apparait ainsi que le canular téléphonique tant apprécié par certaines émissions de radio de l’hexagone n’est pas licite sur le sol helvétique. Cela étant, il ne semble pas d’avantage admis en France où le code pénal dispose quant à lui en son article 226-1 qu’est puni d’un an d'emprisonnement et de 45’000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, de porter volontairement atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui en captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel.Cependant, en France comme en Suisse, les dispositions précitées ne trouvent application qu’en cas de dépôt d’une plainte, ce qui signifie que, le plus souvent, les auteurs de ce genre de débordements ne sont nullement inquiétés.Il est également tout à fait possible que ce type de blagues soient organisées avec des complices ou même des acteurs. En effet, les animateurs doivent s’assurer un plan de secours si, par exemple, l’auditeur impliqué ne souhaite plus, au dernier moment, y participer en direct. Il n’en demeure pas moins que certaines histoires rocambolesques sont plus savoureuses que d’autres et c’est sur ce constat que nous nous permettons de souhaiter à tous nos lecteurs une agréable chasse aux oeufs en chocolat cachés par le lapin de Pâques!$